Du port de Brest a la gare de Toulon 500 gardes mobiles ont envahi l'île de pasqual Paoli
Mais dites leurs
Que nous sommes Corses
Et d'une race pure
Et nous n'avons pas peur des képis
A ma naissance
Mon père me l'as dit
Que je serais un enfant sans soucis
Que je serais le plus gros des bandits
A l'age de cinq an j'allais a l'école
A l'age de six an le porte plume en poche
A l'age de dix an la cigarette au bec
A l'age de quinze an le revolver en main
Et mort aux vaches
Et mort aux condés
A ces enfants de pute de la sûreté
Non pas de grâce non pas de pitié
De mon calibre douze et de ses balles blindés
Je me souvient très bien de l'Hospital de Nice
C'est là que j'ai soigné ma première chaude pisse
Et gare a la putin qui m'a si mal servit
Car c'est a cause d'elle que je suis ici
ripigliu
Je me souvient très bien de ma première femme
Elle s'appeler Titine une putin d'arabe
Titine mon amour Titine mon trésor
Je veut vivre avec toi ou mourir en prison
ripigliu
En descendant le cour on me traita de lâche
Mais moi qui suis un Corse
Un Corse n'est pas lâche
Sortant mon revolver et d'une balle en plein coeur il tomba raide mort
ripigliu
Je me souvient très bien
Elle faisait la putain et moi la sentinelle
Quant avec ses passants
Levant le drap de son jupon et la traitant de putin
ripigliu
A mon enterrement trois cents putins en larme
Et trois cents maquerots porteront mon tombeau
Et sur ma literie écrit en lettre d'or
Si il n'était pas mort il banderais encore
ripigliu
Quant a mon héritier je voudrais qu'on l'élève
Dans l'illégalité la marginalité
Dans le vice et la sexe et la prostitution
Qu'il devienne un caïd de la prohibition
Et mort aux vaches
Et mort aux condés
A ces enfants de pute de l'état français
Non pas de grâce non pas de pitié
De mon calibre douze et de ses balles blindés